Accueil . . . . Atelier . . . .Poésie . . . . Roman . . . . Humour . . . . Scénario . . . . Concours Littéraire . . . . Esquisses . . . . .Divers Textes . . . . Livre d'or

 

 

Les péripéties de Guiguine

 

 

Avec la tuture, oups la voiture !


Guiguine et les voitures ! Quelle histoire !
Tout d’abord, elle est tellement petite que suivant les marques, les types de véhicule elle se démonte le dos, tellement elle doit faire des efforts pour enfoncer l’embrayage. Si ce n’est la sciatique, c’est carrément certaines lombaires, dorsales ou autres ! Elle ne sait pas trop, tout ce qu’elle en retient c’est qu’elle a mal au dos ! Ou alors elle doit, quand le siège le permet, s’approcher tellement que le volant lui est presque coller à la poitrine et que finalement ça pose problème avec le reste des équipements, comme le rétroviseur intérieur, le levier de vitesse, soudain trop à l’arrière de son bras, ou encore le passager qui bizarrement se trouve presque à l’arrière plutôt qu’à ses côtés !
Mais avant d’en faire tout un plat, elle prend des leçons avec un moniteur gentil et très patient ! Oui de la patience, il va en falloir. Comme elle ne peut conduire avec son copain et encore moins avec son papi, pour les raisons invoquées plus haut… faut suivre quand même ! Hihihi Elle va donc passer pas mal d’heures dans la voiture du moniteur. Pour apprendre la conduite et pas pour je ne sais quelle pensée obscène ! Ro ! Vous alors ! Bon d’accord, j’ai posé la même question à Guiguine et elle m’a incendié alors je fais pareil avec vous ! Y a pas de raison, na ! (note de l’auteur !)

Au bout d’une cinquantaine de leçon, et de deux passages d’examen, Guiguine obtint enfin son permis. Ouf il était temps. On commençait à se moquer. Quoi pas vous ? Nounours oui ! Je vous l’avais dit qu’il avait des défauts !!! Ben oui, lui l’a eu en 17 leçons, c’est peu dire ! Mais il conduisait chaque jour, alors qu’elle…
De plus, faut savoir qu’elle est un peu craintive. Et même si avec les années, elle s’améliore ce n’est pas encore ça ! La vitesse par exemple ! Toujours à la limite, parfois en dessous, ce qui agasse le moniteur.
Les virages…Il faut couper les virages tout en restant sur ta piste, bien sûr ! Et le tout à la bonne vitesse… Guiguine respire de soulagement lorsque enfin elle aperçoit un tracteur et qu’elle ne peut dépasser. Rouler à 30km/h… son rêve ! Surtout lorsque la route est sinueuse et légèrement grimpante. Ce qui lui demande des régressions de vitesse, pour augmenter sa puissance, tout en respectant la limitation, ni trop basse, ni trop haute, sans oublier ses fameux virages. Extérieur, intérieur, extérieur ! C’est pourtant pas compliquer ! Ben si pour Guiguine ça lui prendre bien … quelques leçons, elle refuse de dire combien !
Après les virages, voici les parcages ! En avant c’est génial, elle y arrive à tous les coups. Mais une fois qu’il faut placer le coffre avant le moteur, tout ceci se complique ! Mais il lui reste encore à apprendre ceux qui doivent se faire en latéral. Finalement ces derniers deviennent ses préférés. Pourquoi ? Elle ne saurait le dire, c’est comme ça et pis c’est tout ! Arrêtez de chercher la p’tite bête !
Juste avant l’examen, il faut passer en revue quelques consignes et surtout faire ce qu’elle n’a encore JAMAIS fait, le freinage d’urgence ! Nickel. Magnifique grandiose, génial ! Elle manque d’adverbe pour décrire ce moment que jamais elle n’oubliera ! En fait elle ne l’oubliera pas, simplement parce qu’elle n’y est JAMAIS arrivé. Sauf à l’examen ! C’est un comble quand même, non ? Pendant les exercices avec le prof, elle devait freiner avant une bosse, très bien délimitée. Et à chaque fois la pauvre pédale était écrasée sans ménagement ! Pourtant de l’imagination, Guiguine elle en a, même beaucoup, mais de là à s’imaginer dans le feu de l’action que cette espèce de bosse noire et jaune représente un enfant, un chien ou une moto sur la chaussée, elle n’y arrive pas. Et c’est toujours après l’obstacle que la voiture s’immobilise. Son moniteur en perd ses mots et fini par lui dire… « File à l’examen et n’oublie pas de « sauter » sur le frein. Aide-toi de tes deux pieds si tu n’as pas assez de force, ou que tes jambes sont trop courtes ! » Ben voyons ! Il en a encore beaucoup des comme ça ?
La première fois l’exam… raté ! Et pas seulement à cause du freinage. Et oui ça elle l’avait réussi. Par contre l’examinateur avait noté mal tout le reste ! Sympa non ? Et sans rien lui dire, juste en lui donnant une petite feuille jaune et en lui disant au revoir. Elle sortant de la voiture, ne sachant si elle devait sauter de joie ou pleurer de rage, elle regarda son prof qui lui n’avait pas besoin d’un dessin. Feuille jaune égale recalée ! Reste à savoir pourquoi. Il l’invite à boire un café pour en discuter. Pas grave tu le repasseras dans un mois, est la conclusion de son moniteur. Et c’est les doigts dans le nez que Guiguine a réussit, la seconde fois. C’était en automne 1994. Et depuis, elle sillonne les routes, seules ou accompagnées mais à présent plus sûr d’elle. Et les freinages, maintenant elle les maîtrise ! En tous cas, elle essaie ! Comme tout un chacun.
Une fois son permis en poche, il lui faut trouvé une tite tuture à sa mesure. Celle qui la fait tant rêver depuis longtemps, n’être autre que la Mini. Première version, celle des années 60 avec des jantes si petites qu’il est presque impossible de trouver les pneus d’hiver.
Après quelques mois d’attente, elle en déniche une dans ses moyens, qu’elle va donner à réparer, pour passer l’expertise. Elle est rouge orangé, on la voit venir de loin et cela devient SA voiture. Une vraie voiture de nana, comme dirait son Nounours. Peluches et bricoles un peu partout, musique douce, et affaire qui traînent au cas où elle en aurait besoin ! Je parle bien sur des ses espèce de truc en coton si petit qu’on peut facilement les dissimuler partout mais qui malgré tout n’arrête pas de se montrer. Ses petites fusées que l’on sert une fois par mois, mais qui souvent se volatilisent justement au moment opportun ! Enfin vous mesdames, je suis certaine que vous avez devinées. Quant à vous messieurs… si l’ombre qui plane sur ces affaires purement féminines vous sont inconnues, ce n’est finalement pas trop grave. C’est féminin on vous dit !
C’est avec sa jolie petite Mini qu’elle eut peur pour la première fois. Un soir alors qu’elle travaillait de nuit, vers 20 heures, la neige se mit à tomber. Rien d’alarmant, mais lorsqu’à 22h, elle doit reprendre sa voiture, c’est tout juste si sa jolie couleur oranger ressort du tas de neige. Partout, il y en avait partout. Oui, finalement après beaucoup de recherche, et son Nounours avaient réussis à dénicher quatre pneus neige d’une dimension « hors norme », tant qu’à faire, autant que ce soit spécial non ? Mais ce soir-là, ou plutôt cette nuit-là ! Même avec des pneus neige… Quand on est petite, y a des choses que l’on ne peut pas faire, et pis c’est tout ! Faut pas chercher plus loin, les grosses voitures ne passent pas partout, n’arrivent pas à se parquer où elles veulent, mais en contre partie, les petites Mini faut qu’elle oublie de vouloir paraître grandes et gravir des pentes enneigées et glissantes. Non ça ce n’est pas pour elles !
Les routes sont mauvaises, ça glisse, la voiture dérape souvent, trop au goût de Guiguine et de sa collègue. Surtout à peine sorti de sa place de parc. Guiguine doit absolument descendre pour reprendre la route principale, mais lors de cette fameuse descente… Deux voitures sont garées plus bas, et Guiguine les voit se rapprocher dangereusement, elle ne fait rien d’interdit, comme de freiner par exemple, mais sa voiture ne lui obéit plus. Et c’est parallèle aux autres voitures que la Mini termine sa course. Ouf pas de blessés, pas de cabots. Juste une peur. Mais les deux femmes ne sont qu’à cinquante mètres de leur lieu de travail et il leur reste plus de 15 kilomètres à parcourir ! Autant dire que le parcourt du combattant ne fait que commencer !
D’habitude, elle met avec sa tite voiture dix minutes pour rentré chez elle. Disons quinze en cas de grosse circulation, ce qui est plutôt rare à cette heure tardive en pleine semaine. Mais là… départ du travail un peu avant 22h, oui bon d’accord elles ont un peu triché mais la météo n’était vraiment pas favorable et l’anxiété de rentrer ne donnait rien de bon de toute façon !
Arrivée au village, pour déposer sa collègue, vers 23h15. Sans encombre. Juste en roulant très, très, mais alors vraiment très lentement !
Il lui reste maintenant à redescendre une colline, traversé le centre du village dans l’autre sens et remonter de l’autre côté pour arrivé enfin chez elle. Elle pouvait pas habiter plus près l’une de l’autre, non ?
Que nenni ! Descendre, c’est bon tout s’est bien passé. Guiguine évite la première route, première montée qui ne lui offre aucune solution de marche arrière en cas de glissement. La route est plus étroite, moins sur, en lisère de forêt, moins éclairé aussi et surtout moins fréquanté. Si quelque chose lui arrivait déjà qu’à cette heure de la nuit il ne doit y avoir personne qui traîne dans le coin, mais alors sur cette petite route… Là c’est sur elle ne trouverait aucune aide ! Elle décide donc d’emprunter la route principale pour rentrer. Mais pourquoi diable faut-il qu’elle habite si « haut » ! Et rien n’y fait, la tite Mini n’arrive pas à gravir cette rude montée. Déçue, fatiguée, Guiguine fait marche arrière, et termine sa course dans le parking de la poste du village. Il lui reste à gravir seule, à pied le chemin restant avant de pouvoir enfin se réchauffer et se calmer sous sa couette ! Elle appelle son Nounours, depuis une cabine téléphonique, pour le rassurer. En fait elle le réveille, ben tient ! Inquiet lui ? Pensez donc ! Mais gentil quand même, il s’habille et va la chercher, tout en se moquant quelques peu de sa merveille à quatre roues… Grrrrrrrrrrr, ben oui on peut pas être belle et servir partout non ?

Mais il n’y a pas que sur quatre roues que Guiguine glisse. Même sur ses deux petits pieds, ça lui arrive ! Tenez que je vous raconte ! L’hiver est là et bien là. Et depuis cette fameuse nuit, il est quasiment impossible de faire conduire Guiguine sur une route enneigée. Elle a peur, elle l’avoue et pis c’est tout ! Personne ne peut être autant dangereux sur la route, que quelqu’un qui a peur. De plus, dans son petit village elle trouve tout ce qu’il lui faut. Les écoles sont atteignable à pieds, et par tous les temps ! Les magasins aussi et même les médecins. Il faudrait vraiment une urgence, quelque chose de très grave pour qu’elle doive sortir elle-même la voiture, par un temps pareil ! Et ce matin-là, elle emmène T’ite Puce à son école, à pied. Il fait froid mais toutes deux se sont bien habillées. Bonnets, gants, doudounes, écharpes, rien ne manque ! T’ite Puce arrive, comme prévu à l’école, légèrement en retard, mais entière ! Guiguine redescend le chemin qui soit dit en passant est carrément hors norme ! Ils n’ont pas osé mettre le pourcentage de pente, tellement cela serait effarant ! C’est pas difficile, lorsqu’on gravit cette mini montagne sur les hauteurs du village, on n’a pas le choix. On ne voit que le ciel. Il faut faire un effort pour regarder la route ! De la neige y en a partout, et elle commence la décente doucement. Aucune barrière n’est prévue pour les piétons ! Tient ça serait peut-être une bonne chose, non ? Enfin bref, elle arrive en bas, ou presque. Il ne lui reste plus que 3 mètres à parcourir quand d’un seul coup elle change de direction. Préférant couper par la gauche et dans cet élan d’initiative, elle ne voit pas l’immense plaque de glace à moitié recouverte d’une fine couche de neige fraîche qui tombe actuellement ! Et vlan sur les fesses. Comme dans les dessins animés, sauf qu’elle en oublie d’en faire un saut périlleux, comme l’aurait fait un lapin comme Bug Bunny ou un chat du nom de Tom ! Non, non juste vlan sur les fesses ! Bien évidemment cette scène ne peut pas avoir lieu ou personne n’est présent. L’hôpital juste en face avec des malades aux fenêtres, et un chantier avec des ouvriers sur les échaffaudages. Ouf pas de bobo, ni aucun rire moqueur. Elle se relève prudemment et file rapidement. C’est qu’elle n’a pas envie de se rendre ridicule deux fois de suite !

Revenons à notre petite tuture…
Un jour cette chère petite voiture, perdit de son charme, contre une trop lourde facture pour la remettre en état. Le moteur ne voulait plus démarrer et le mariage, lui par contre approchait. Plus assez d’argent à dépenser dans de la ferraille, alors que la robe blanche et les petits four attendent. Plus tard peut-être … mais encore aujourd’hui, elle n’a toujours pas retrouver une tite tuture qu’elle adore, et maintenant avec 3 enfants… Ca serait tout sauf pratique. Peut-être pour sa retraite ? Qui sait ! Cadeau de ses enfants souvenirs du bon vieux temps comme aime tellement à dire les personnes du troisième âge. Nous aussi on y viendra vous verrez !

Hormis le permis, et les goûts de Guiguine, des anecdotes, drôles uniquement, lui sont arrivées. Peut-être pas sur le moment mais des années après… Elle rit de bon cœur se moquant d’elle-même et de son état.
Lors de sa seconde grossesse, par exemple !
Qu’on se le dise, une femme enceinte, perd sa mémoire, cherche ses mots pour former une phrase compréhensible, et devient légèrement râleuse. Parce que devoir sans cesse refaire les mêmes gestes cents fois par manque d’intérêts, par simple oubli la rend forcément d’humeur boudeuse. Pas toujours, heureusement mais ça la rend plus sensible !
Un matin, elle décide, pleine de bonne volonté, de partir en voiture faire les courses. Elle descend au garage avec son premier ti loup, le futur Grand Frère. Elle ouvre la porte du garage, puis l’auto. Elle installe son fils dans son siège prévu à cet effet, pose sans trop y prêter attention, les clés sur le siège passager, avec son sac à main et tout son bazar ! Boum, elle claque la porte qui fait en même temps un bruit bizarre ! Elle vérifie, et oui, les portières se sont refermées automatiquement toutes seules, saleté ! Mais elle n’a pas encore réalisé l’ampleur ! Les clés sont à l’intérieur et elle se trouve à l’extérieur ! Pire, son fils se trouve enfermé dans la voiture, attacher ne pouvant rien faire pour aider maman ! La voilà qui lui fait de grand signe qu’il ne doit pas s’inquiéter, mais finalement lui trouve ça très drôle et c’est elle qui panique ! Bon réfléchissons ! Choses quasi impossibles pour une femme dans son état ! Calmement ! Où est le second jeu de clés ? A la maison ! Ou sont les clé de l’appartement : dans le sac à main, qui lui se trouve sur le siège du passager, à l’intérieur de la voiture ! Grrrrrrrr, les gros mots arrivent à la surface de ses lèvres ! Encore une petite réflexion, après elle aura besoin d’un somme pour récupérer, c’est sur ! Qui peut l’aider ? Sa propre mère, qui possède le double de chez elle. Mais est-elle à la maison ? Et qui va surveiller son bébé d’amour, même si il ne peut pas faire trop de bêtises, rappelons qu’il est attaché. Mais n’oublions pas non plus que la lumière du garage s’éteint au bout de quelques minutes et qu’un bébé seul dans le noir… finalement il peut en avoir bien peur ! Alors arrêtant de réfléchir, elle fait un grand signe à son fils, lui dit que maman arrive tout de suite, et elle file chercher une voisine vivant en dessus du garage.
Elle grimpe les escaliers quatre à quatre, dans son état c’est peu recommandable, surtout si on veut pouvoir expliquer une situation pas claire du tout ! La copine comprend à moitié qu’elle doit se rendre au garage, faire des signes à son fils pour qu’il n’ait pas peur. Elle rétorque en plaisantant Et de moi, faisant la folle derrière la vitre, tu crois pas qu’il aura peur ? Mais pour Guiguine, le temps presse, elle imagine son petit hurlant à plein poumons dans la voiture, se croyant abandonné. Mais finalement lorsque les deux femmes arrivent, il est calme et leur sourit. Guiguine repart aussitôt chez sa mère, lui explique la situation qu’à moitié, du coup, pauvre grand-mère, s’inquiète pour son petit fils ! Mais où diable l’a-t-elle abandonné ?
Finalement, après une seconde course et remerciant le ciel que sa mère ne vit qu’à quelques maison de chez elle, elle finit par ouvrir la porte de sa maison, attrape au vol les clés de la voiture, redescend en bondissant presque sur les marches, pour libérer rapidement sa voisine de sa garde quelque peu inhabituelle !
Ouf un gros câlin à son fils, reprendre quelque peu ses esprits. Et finalement se rendre en courses, mais plus autant pressée qu’avant ! Ils ont la journée devant eux alors…. Une bêtise par jour, c’est amplement suffisant !
Et là, vous vous dîtes : C’est bon des comme ça, elle a pas pu en refaire ? Ben si ! Et cette fois…
Non je vous donne aucun indice, à vous de découvrir !

Et si je vous dis que sa prochaine bourde avec un véhicule à quatre roues munie d’un moteur, c’est lors de sa dernière grossesse ? Moi je suis sur que vous n’allez pas me croire. Ben vous devriez !
Un jour de semaine, les enfants sont encore trop petits pour se rendre à l’école, mais Grand Frère passe une matinée par semaine dans un atelier. Une fois la matinée terminée, Guiguine leur fait la surprise de les emmener dans leur restaurant favori, ou frites se mélangent allégrement aux jeux d’enfants, pendant que les parents terminent leur hamburger et leur soda. Et oui fast food… En route, le sourire aux lèvres pour tout le monde. Guiguine a tout emporter avec elle, langes et lingettes, biberon d’eau pour les petites soifs pendant le trajet, lolettes, et bien sur téléphone portable, argent et liste de courses à faire une fois le repas terminé. Toutes ses petites affaires se trouvent dans un panier en plastique qu’elle a posé à ses côtés. Une fois le trajet fait sans encombre et la voiture bien installée au parking, elle en sort la première, prend avec elle son panier qu’elle pose à terre, pendant qu’elle détache de son siège, Tite Puce. Puis elle la pose à terre, juste à côté de son panier, quand elle s’aperçoit que Tite Puce vide son contenu. Argent du porte-monnaie, biberon qu’elle rattrape juste avant qu’il ne roule sous la voiture, elle s’amuse également avec les clés… Guiguine prend son panier, le pose aux pieds de Grand Frère, sur le sol gris de la voiture, comme cela en un coup d’œil, elle peut surveiller Tite Puce, voir qu’on ne lui pique rien dans son panier et s’occuper de Grand Frère. Tout ce petit monde est à l’extérieur de la voiture, quand elle repousse la porte coulissante. Elle s’aperçoit que son panier est toujours, lui à l’intérieur ! Un gros mot sort d’on ne sait où, ça doit être de la bouche de Guiguine ! Mais cette fois, heureusement que ses trésors sont avec elle. Quoique si Grand Frère était encore à l’intérieur il arriverait peut-être à se détacher pour délivrer tout le monde ! Mais non, y a plus qu’à faire un bilan : Grand Frère se tient debout à côté de Tite Puce, qui observe Guiguine tourner en rond autour de la voiture, vérifier que chaque porte est malheureusement fermée. Ralalala ses fermetures automatiques. Elle jure que plus jamais elle n’achètera une voiture avec autant d’électroniques !!!
Mais une fois la colère passée il faut bien faire quelque chose. Argent et téléphone se trouvent à l’intérieur. Ils ne connaissent personnes vivant dans les alentours, et seul un restaurant pour enfants est proche. Voyons s’ils sont aussi serviables qu’ils en font la publicité ! Et portant Tite Puce, prenant par la main son fils, elle marche d’un pas décidé vers l’entrée du restaurant. Elle dépose ses petits zamours au coin jeu et demande à parler à un responsable. Elle lui explique brièvement la situation, rouge de confusion et de honte aussi. Finalement il lui sourit et lui demande ce qu’il peut faire pour elle. Elle lui demande si elle peut tout simplement téléphoner. « Mais bien sur ! »
Et là, elle appelle son Nounours ! Ouf il est atteignable. Bien sûr il rit d’elle et de ses bêtises, mais se dépêche de la rejoindre pour la sortir de ce pétrin. Mieux il file chercher à la maison le double de la clé de la voiture et la rejoint avec l’objet tant attendu. Il lui ouvre la portière, et lui apporte son petit panier, tranquillement resté au chaud lui ! Bon, eux aussi, ils sont restés à l’intérieur du restaurant. Faut dire qu’on est en hiver et que pour patienter avec deux p’tits loups, les jeux de Lego sont plus amusant qu’une balade autour du bâtiment. En fait les enfants n’ont jamais autant joué que ce jour-là. Et c’est sans rechigner qu’ils abandonnent le coin amusement pour se mettre à table, une fois les clés et le porte-monnaie sorti d’affaire. Bien sûr il se moque un peu d’elle et garde depuis, sur lui le double des clés. On ne sait jamais lui répète-il en lui faisant un clin d’œil !

Mais heureusement, plus de peur que de mal, lors de ses péripéties. C’est vrai d’ailleurs que les petits dégâts matériels ainsi que les amandes pour excès de vitesse, Guiguine n’en a encore jamais eu. Même les rayures sur les rétroviseurs extérieurs ne sont pas son œuvre. Sauf …
Une pointe de peinture à l’arrière du véhicule, sur le pare-choc. J’entends déjà les Parisiens qui eux savent se servir de leur pare-choc. Mais ici les pare-chocs restent presque tout au long de leur vie, beaux, propres, presque intactes. C’est peut-être une sorte de publicité pour la Suisse, de dire que même nos vieux véhicules ont encore un beau pare-choc ? Je ne sais pas !
Un jour, elle décide de faire de la place, et emmène dans un magasin de secondes mains, les petits lits des enfants. Matelas, sommiers et entourage, le tout démonter, et bien nettoyer. Elle se gare juste en face du magasin, dans une rue légèrement en pente. Mais également en plein devant l’entrée d’une quincaillerie. Au même instant le propriétaire de ce dernier magasin sort et elle lui demande l’autorisation de rester ainsi quelques minutes. Sans aucun problème, il le lui accorde. Les meubles déposés, elle se rend encore dans une papeterie, puis reprend son véhicule. Toute à ses pensées, elle ne remarque pas le transpalette « parqué » juste à l’arrière de sa voiture. Devant elle se trouve une barrière en fer et c’est tout naturellement qu’elle enclenche la marche arrière et … s’appuie contre une palette. Le coin de cette dernière vient s’enfoncer dans le pare-choc, drôlement souple du coup, et le transpalette, sous le choc s’en va se promener en bas de la route. Le livreur qui a assisté impuissant à la scène, court après son engin et revient furieux contre elle, mais finalement… on ne laisse pas un transpalette en pente sans surveillance, non ? C’est ce qu’elle se dit pour se rassurer. Mais sur le moment… elle se sent redevenir une petite gamine que l’on gronde ! Le soir même Nounours fait le tour du véhicule, mais sans l’aide Guiguine jamais il n’aurait vu le « dégât », tant il était petit.

Par contre les griffures sur les rétroviseurs, ce n’est pas de sa faute. Non, non, mais puisqu’elle vous le dit, faut la croire, sinon…
D’une part, elle n’était pas au volant et d’autre part, elle n’était même pas dans la voiture au moment de l’éraflure !
Pendant les dernières vacances d’été, une route étroite, un camion trop large et Nounours qui lui laissa suffisamment de place, se rapprocha tellement du mur en pierre, qu’il lui laissa même un petit souvenir ! Couleur bleu nuit !

Envie d'en savoir plus ?

Suivez le guide...

Envie de relire le chapitre précédent ?

Même si ce ne sont là que des "tites Bêtises"...

Respectez le travail de l'auteur - Tous les textes présentés ici sont protégés.

Ne copiez rien sans mon autorisation au préalable. Merci !