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Voici ce que Cédrine Samk a imaginé pour vous ...
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
J’ai toujours aimé les mots… la belle calligraphie, une page bien écrite, bien présentée. Avant même de me lancer dans l’écriture d’un roman, je m’amusais en écrivant mon journal intime, entretenant plusieurs correspondances.
Y a-t-il un instant précis où vous êtes passée de la simple lettre à l’écriture romancée ?
Oui… Bien évidemment. C’était lors d’un long voyage en train. Je rejoignais une amie dans le Nord de la France pour passer un week-end en sa compagnie. Je devais passer plus de onze heures dans les transports et, dans mes bagages je n’avais pas seulement emporter quelques habits et un livre, mais également un bloc-notes et un crayon. Une histoire envahissait peu à peu mon esprit. Et ce jour-là, j’ai mis mes idées les unes derrière les autres sur ces bouts de papiers. À la fin du week-end, j’avais déjà une idée plus précise de l'histoire, le déroulement était clair. Il ne me restait plus qu’à l’écrire !
C’était il y a longtemps ?
Non… pas tant que cela, finalement. C’était en 2002.
Et ce premier roman… C’était « Amour, Amitié, Mensonges » ?
Non, ce premier roman a été lu par plusieurs de mes amies, mais je ne le trouve pas achevé… Il ne me plait que moyennement. Je le retravaillerais, sans doute un jour.
Donc vous avez écrit plus de quatre romans ?
Oui…
J’en ai proposé quatre à mon éditeur qui les a
tous acceptés. Il faut dire qu’il est plutôt gentil avec
ses auteurs. (sourires)
Mais j’ai achevé quatre autres histoires. Elles sont complètes
et imprimées, et ont pour la plupart été lues par mes
amies les plus proches.
Verront-elles le jour ? Je veux dire… Seront-elles un jour publiées ?
Peut-être… Je ne pense pas que les auteurs publient tout ce qu’ils écrivent. Il faut bien laisser des surprises !
Combien de temps mettez-vous pour écrire un roman ?
Cela dépend. Pour terminer le premier, et comme je vous l’ai dit, je ne le trouve pas parfait, j’ai mis plus d’un an et demi. Par contre « Le Château des Alpes » a été écrit en un mois. En dehors des corrections et des relectures, bien sûr.
Quand pensez-vous pouvoir proposer votre prochain ouvrage ?
Alors ça… Qui sait ? Peut-être avant l’été, mais j’en doute. J’espère avant la fin de l’année.
Et ça sera la suite des Précieuses ?
Normalement oui.
Pourquoi dites-vous « normalement » ?
J’ai un autre projet en tête, qui parfois vient me perturber dans mon écriture… Et comme je ne me force jamais à écrire, … je prends les idées quand elles viennent.
Avez-vous déjà connu le syndrome de la page blanche ?
Pas vraiment, puisque je n’ai aucune contrainte, ni de limite de temps. Par contre, il m’arrive d’avoir une idée précise d’un début d’histoire, d’une suite, mais pour relier les deux… c’est le néant.
Et que faites-vous dans ce cas ?
Parfois je relis mes notes, même les plus insignifiantes, je relis ce que j’ai écrit jusqu’à connaître le texte par cœur ou alors je tente d’oublier cette histoire quelque temps. Parfois l’inspiration revient rapidement, parfois non.
Qu’est-ce qui vous inspire ? Votre vie ?
Oui… bien évidemment ! Même si tout ce que j’écris n’est que pure invention… Il y a forcément un peu de moi à l’intérieur. J’ai d’ailleurs du mal à décrire des personnages foncièrement mauvais. Pourtant cela doit être bien amusant. Mais l’inspiration peut arriver à tout moment, en regardant le journal télévisé, en assistant même de loin, à une scène en pleine rue, en lisant un livre… Ou en regardant un film… Bref tout peut être source d’inspiration.
Que puis-je vous souhaiter pour la suite ?
Que ma vie ne change pas, que je puisse toujours m’occuper des miens et passer du temps en compagnie de mes histoires. La santé bien sûr et…
Et le succès ?
Je n’écris pas pour être reconnue, bien au contraire, mais évidemment si une passion peut devenir un métier… Ne serait-ce que pour faire un cadeau à mes proches de temps en temps… Je n’aurais rien contre !
Janvier 2010